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Janvier 2020 - n° 826

La Fabrique Défense

« Un événement tourné vers les jeunes qui doit contribuer d’une part à l’affermissement du lien armées-Nation, et d’autre part à l’émergence d’une culture stratégique européenne commune. »

Florence Parly

Préambule – Militaires français tombés au Mali : l’Union européenne aux côtés de la France pour la paix et la stabilité au Sahel - Josep Borrell

La perte de treize soldats français au Mali lors d'un accident d'hélicoptères est une épreuve pour la France mais aussi pour l’Union européenne, dont la sécurité se joue également au Sahel. L’UE poursuivra et accroîtra son effort pour participer, aux côtés de Paris mais aussi des partenaires régionaux, à la paix et à la stabilité de cette région si importante pour tous.

Revue Défense Nationale - Janvier 2020 - n° 826

La Fabrique Défense

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Tribune

29 janvier 2020

Parmi les livres : un monde sans boussole ? (3/10) (T 1134)

Eugène Berg

Nationalisme et populisme sont désormais des enjeux politiques majeurs, au détriment de la démocratie représentative remise en cause y compris en Europe. Autorité versus liberté, démagogie vs pédagogie, majorité silencieuse vs minorité agissante... autant de crises qui ébranlent non seulement le fonctionnement interne des États mais qui questionnent le fonctionnement des relations internationales en favorisant le rapport de force et l’unilatéralisme.

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Article gratuit jusqu'au 01 janvier 2100

Florilège historique

Semaine 05

« Le Pacifisme sert-il la paix ? » (novembre 1982) par Pierre Schwed

Le 30 janvier 1948, le Mahatma Gandhi est assassiné par un nationaliste hindou hostile à celui qui incarnait la non-violence et le refus du conflit. Gandhi a incarné le pacifisme et est devenu une icône mondiale. Au début des années 1980, les mouvements pacifistes européens – soutenus en secret par les services secrets de l’Est – étaient puissants et remettaient en cause les positions de l’Otan face au Pacte de Varsovie, quitte à fragiliser les positions des pays européens comme la France ou l’Allemagne. Quelques mois après la publication de cet article, le Président François Mitterrand déclarait au Bundestag, le 20 janvier 1983 : « les fusées sont à l’Est, les pacifistes à l’Ouest ». Lire la suite

e-Recensions

Hugues Wenkin : Blitzkrieg ! L’invention de la guerre mécanisée  ; Pierre de Taillac, 2018 ; 272 pages.

Face à la paralysie stratégique due aux fronts continus de la Première Guerre mondiale, deux réponses très différentes sont proposées par les belligérants. Les Britanniques proposent une solution d’ordre mécanique avec la mise au point des chars d’assaut et leur engagement opérationnel, notamment à Cambrai en octobre 1917. Les Allemands quant à eux explorent la voie tactique, avec l’organisation de « troupes d’assaut » (Stosstruppen) à Riga d’abord en septembre 1917, puis à l’ouest l’année suivante. Dans les années 1930, la combinaison de ces deux approches donnera naissance à ce que les journalistes de l’époque nommeront la « guerre éclair », le Blitzkrieg. Lire la suite

Serge Gadal

Les cahiers de la RDN

Les Repères de la RDN

Lettre mensuelle d'informations tirées de sources ouvertes, réservée aux membres cotisants du CEDN

Repères

 

Janvier 2020
n° 826

La Fabrique Défense

Actualités

27-01-2020

Le 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par les troupes soviétiques, le 27 janvier 1945, doit nous rappeler combien l’Enfer avait été réalité durant la période nazie. Certes, d’autres camps de concentration avaient déjà été libérés, comme celui du Natzweiler-Struthof, situé dans la montagne vosgienne, le 23 novembre 1944. Les Alliés avaient mis du temps à percevoir l’indicible ; on évoquait effectivement des camps de concentration, comme celui de Dachau, dans la banlieue munichoise et ouvert peu après l’arrivée d’Hitler à la Chancellerie, au début de 1933.

L’horreur que les Alliés ont découverte au fur et à mesure de leur avancée dans les camps a été très vite documentée en vue des futurs procès des dirigeants nazis, permettant d’accumuler les preuves criminelles. Ainsi, le réalisateur John Ford, à la demande du général Eisenhower, filma les découvertes des camps et leur cortège de misère et de crimes. Cette documentation fut utilisée lors du procès de Nuremberg afin de soumettre les chefs du Reich face à leurs responsabilités.

À l’époque, la dimension exterminatoire, notamment vis-à-vis des populations d’origine juive, n’avait pas été complètement perçue. Il fallut attendre les années 1960-70 pour que la Shoah soit alors comprise dans toute son ampleur.

Lorsque la Revue Défense Nationale est à nouveau publiée avec le numéro de juillet 1945, la Seconde Guerre mondiale n’est pas encore achevée et se poursuit en Asie contre le Japon jusqu’au 2 septembre. Toutefois, pour l’opinion publique, depuis le 8 mai, le conflit est fini avec la capitulation sans condition du Reich signée à Reims, puis à nouveau à Berlin le lendemain pour satisfaire Staline. L’Allemagne est alors sous statut d’occupation, les derniers restes du Reich autour de l’amiral Karl Dönitz, successeur d’Hitler, étant démantelés le 23 mai. C’est donc un néant total que les Alliés pas encore désunis doivent gérer avec des villes détruites, une infrastructure ferroviaire inexploitable, des populations livrées à elles-mêmes, sans ressources véritables, des millions de prisonniers de guerre à encadrer, mais aussi des millions d’anciens prisonniers de guerre qu’il faut rapatrier dans leurs pays respectifs et les centaines de milliers de survivants des camps de concentration et d’extermination dont la priorité est d’essayer de les faire survivre sur le plan médical.

La tâche est alors immense pour les Alliés, avec autant de questions et de problèmes à régler tant localement qu’au niveau politique et économique avec le devenir de ce territoire désormais vaincu. C’est l’objet de l’article publié par René Lauret dans ce premier numéro du renouveau. René Lauret est né en 1852 à Neufchâteau dans les Vosges. Agrégé d’allemand, il a été traducteur pour les forces britanniques lors de la Première Guerre mondiale. Il a été correspondant pour le journal Le Temps à Berlin à partir de 1929. En 1945, il est le chef du service politique du journal Le Monde dirigé par Hubert Beuve-Méry depuis sa création en 1944, avec l’appui du général de Gaulle. René Lauret dirigea ce service jusqu’en 1953. En 1961, il reçut le prix de l’Académie française. Il s’est éteint à Paris en 1975.

Il s’agit donc du premier texte sur l’Allemagne post-8 mai et apporte ainsi un éclairage très utile sur cette période. Les camps de concentration sont évoqués, de même que les persécutions concernant les grandes confessions religieuses, sans que la question juive soit directement évoquée. Il y a une certitude : les Allemands pourront supporter les restrictions qu’ils ont imposées partout en Europe, mais il faut trouver un nouveau projet, écartant tout risque d’un retour du nazisme. Un état des lieux rédigé en juin 1945, quand l’Allemagne commençait à comprendre l’ampleur du désastre causé par Hitler, que le peuple allemand avait soutenu dans sa quasi-totalité et jusqu’à la chute avec une foi aveuglée par l’idéologie nazie.

Cliquez ici pour lire l’article de René Laurent, « Problèmes allemands »

Un texte de Jérôme Pellistrandi
Crédit photo : Bibi595/Wikipédia

22-01-2020

Le porte-avions Charles-de-Gaulle et les autres bâtiments de la mission Foch ont quitté Toulon le 21 janvier. Le groupe doit notamment participer à l’opération Chammal qui vise à combattre Daech.

Le Charles-de-Gaulle emporte un groupe aérien embarqué composé de 18 Rafale Marine, deux avions E-2C Hawkeye, un hélicoptère Caïman marine et 2 hélicoptères Dauphin Pedro. (sauvetage de pilote en cas de problème lors du catapultage ou de l’appontage). Le PA est accompagné de la frégate multimissions (FREMM) Auvergne, de la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul, du bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Var, de la frégate grecque HS Spetsai et d’un sous-marin nucléaire d’attaque.

En revanche, le communiqué ne mentionne pas la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville. Endommagée à cause d’une tempête, début janvier, elle était pressentie pour participer à la mission Foch.

D’autres bâtiments français devraient intégrer ou collaborer avec le groupe lors de cette mission : le BCR Somme, le BCR Marne, la FREMM Bretagne, la FREMM Normandie, la frégate légère furtive (FLF) Surcouf, la frégate anti-sous-marine (FASM) La Motte-Picquet.

Outre la Méditerranée, le groupe se rendra aussi en Atlantique et Mer du Nord. Au total, la mission Foch doit durer trois mois. Emmanuel Macron avait annoncé la nouvelle mission du porte-avions français lors de ses vœux aux armées depuis la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy.

« C’est la douzième mission opérationnelle du porte-avions depuis son admission au service actif, en 2001. Tout le monde est très motivé […] et il y a une dynamique de groupe très forte », a indiqué Guillaume Pinget, commandant du porte-avions, lors d’une entrevue accordée à France 3.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre des Armées, Florence Parly, sont attendus sur le porte-avions Charles-de-Gaulle du 22 au 23 janvier.

16-01-2020

L’amiral Pierre Lacoste nous a quittés le 13 janvier.

Après l’invasion de la Zone libre en novembre 1942, jeune étudiant, il s’échappe vers l’Espagne et gagne l’Afrique du Nord où il s’engage à 19 ans. Il rallie l’École navale repliée alors à Casablanca et participe aux dernières opérations de guerre. Il arrive en Indochine à l’été 1947 à la division navale d’Extrême-Orient, où il se distinguera au combat. De retour en métropole, il suit un cursus classique, alternant les postes embarqués et les séjours en école ou état-major. Il se fait remarquer comme professeur à l’École de guerre. Il commandera ensuite plusieurs bâtiments, avant de rejoindre le Centre de prospective et d’évaluation, véritable pépinière de talents, qui a préparé le Livre blanc fondateur de 1971.

À 50 ans, il sera l’adjoint mer du Centre des hautes études militaires puis le chef adjoint du cabinet militaire du ministre de la Défense, Yvon Bourges. Nommé contre-amiral, il est désigné pour commander l’École supérieure de guerre navale en 1976. Son autorité reconnue et ses compétences le font choisir comme le chef du cabinet militaire du Premier ministre, Raymond Barre, jusqu’à l’été 1980.

À 58 ans, il est nommé à la Direction générale de la sécurité extérieure et promu amiral.

Il poursuivra ensuite sa carrière en participant activement à de multiples instances de réflexion civilo-militaire (FED, CIDAN, RDN, Académie de marine, universités, etc.), suscitant toujours le débat avec son autorité naturelle, sa bonne humeur bienveillante et son charisme largement ouvert sur l’extérieur. Il sera un infatigable promoteur de l’ambition maritime française, dans la perspective d’une vision stratégique renouvelée qu’il incarnait avec beaucoup de talent et de hauteur de vue.

La personnalité exemplaire de l’amiral Pierre Lacoste, au service de la France, restera présente dans nos mémoires.

08-01-2020

Trois nouveaux chalands multi-missions pour la Marine

08-01-2020

Consultez ici le rapport 2019 sur la piraterie et le brigandage maritimes dans le monde

27-01-2019

Le 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par les troupes soviétiques, le 27 janvier 1945, doit nous rappeler combien l’Enfer avait été réalité durant la période nazie. Certes, d’autres camps de concentration avaient déjà été libérés, comme celui du Natzweiler-Struthof, situé dans la montagne vosgienne, le 23 novembre 1944. Les Alliés avaient mis du temps à percevoir l’indicible ; on évoquait effectivement des camps de concentration, comme celui de Dachau, dans la banlieue munichoise et ouvert peu après l’arrivée d’Hitler à la Chancellerie, au début de 1933.

L’horreur que les Alliés ont découverte au fur et à mesure de leur avancée dans les camps a été très vite documentée en vue des futurs procès des dirigeants nazis, permettant d’accumuler les preuves criminelles. Ainsi, le réalisateur John Ford, à la demande du général Eisenhower, filma les découvertes des camps et leur cortège de misère et de crimes. Cette documentation fut utilisée lors du procès de Nuremberg afin de soumettre les chefs du Reich face à leurs responsabilités.

À l’époque, la dimension exterminatoire, notamment vis-à-vis des populations d’origine juive, n’avait pas été complètement perçue. Il fallut attendre les années 1960-70 pour que la Shoah soit alors comprise dans toute son ampleur.

Lorsque la Revue Défense Nationale est à nouveau publiée avec le numéro de juillet 1945, la Seconde Guerre mondiale n’est pas encore achevée et se poursuit en Asie contre le Japon jusqu’au 2 septembre. Toutefois, pour l’opinion publique, depuis le 8 mai, le conflit est fini avec la capitulation sans condition du Reich signée à Reims, puis à nouveau à Berlin le lendemain pour satisfaire Staline. L’Allemagne est alors sous statut d’occupation, les derniers restes du Reich autour de l’amiral Karl Dönitz, successeur d’Hitler, étant démantelés le 23 mai. C’est donc un néant total que les Alliés pas encore désunis doivent gérer avec des villes détruites, une infrastructure ferroviaire inexploitable, des populations livrées à elles-mêmes, sans ressources véritables, des millions de prisonniers de guerre à encadrer, mais aussi des millions d’anciens prisonniers de guerre qu’il faut rapatrier dans leurs pays respectifs et les centaines de milliers de survivants des camps de concentration et d’extermination dont la priorité est d’essayer de les faire survivre sur le plan médical.

La tâche est alors immense pour les Alliés, avec autant de questions et de problèmes à régler tant localement qu’au niveau politique et économique avec le devenir de ce territoire désormais vaincu. C’est l’objet de l’article publié par René Lauret dans ce premier numéro du renouveau. René Lauret est né en 1852 à Neufchâteau dans les Vosges. Agrégé d’allemand, il a été traducteur pour les forces britanniques lors de la Première Guerre mondiale. Il a été correspondant pour le journal Le Temps à Berlin à partir de 1929. En 1945, il est le chef du service politique du journal Le Monde dirigé par Hubert Beuve-Méry depuis sa création en 1944, avec l’appui du général de Gaulle. René Lauret dirigea ce service jusqu’en 1953. En 1961, il reçut le prix de l’Académie française. Il s’est éteint à Paris en 1975.

Il s’agit donc du premier texte sur l’Allemagne post-8 mai et apporte ainsi un éclairage très utile sur cette période. Les camps de concentration sont évoqués, de même que les persécutions concernant les grandes confessions religieuses, sans que la question juive soit directement évoquée. Il y a une certitude : les Allemands pourront supporter les restrictions qu’ils ont imposées partout en Europe, mais il faut trouver un nouveau projet, écartant tout risque d’un retour du nazisme. Un état des lieux rédigé en juin 1945, quand l’Allemagne commençait à comprendre l’ampleur du désastre causé par Hitler, que le peuple allemand avait soutenu dans sa quasi-totalité et jusqu’à la chute avec une foi aveuglée par l’idéologie nazie.

Cliquez ici pour lire l’article de René Laurent, « Problèmes allemands »

Un texte de Jérôme Pellistrandi
Crédit photo : Bibi595/Wikipédia

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