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Février 2020 - n° 827

Pierre Hassner

« Réduire l'incertitude, c'est bien souvent d'abord discerner des intérêts communs, éduquer à la confiance mutuelle et refuser ensemble l'inacceptable »

Amiral Pierre Lacoste

Éditorial - Jérôme Pellistrandi

Revue Défense Nationale - Février 2020 - n° 827

Pierre Hassner

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Tribune

27 février 2020

Parmi les livres – Un monde sans boussole ? (6/10) La Russie sur l’échiquier global (T 144)

Eugène Berg

Après 20 ans de pouvoir de Vladimir Poutine, la question de sa succession commence à se poser. Il a su restaurer le statut de la Russie sur la scène internationale en prenant l'initiative statégique sur de nombreux dossiers. De fait, les incompréhensions avec les Européens demeurent : partenaire ou menace ?

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Article gratuit jusqu'au 27 mars 2020

Florilège historique

Semaine 09

« Le communisme aux Philippines : un romantisme révolutionnaire »  (février 1984) par Martial Dassé

Les Philippines ont une relation particulière aux États-Unis. Jusqu’en 1898, les îles étaient sous le contrôle du Royaume espagnol. Le conflit de 1898 vit Madrid perdre à la fois Cuba et les Philippines, au profit de Washington qui – sans le proclamer urbi et orbi – se donnaient de fait des espaces quasi « coloniaux ». Le régime philippin dirigé par Ferdinand Marcos (1917-1989) se voulait résolument anticommuniste et bénéficiait de l’appui des États-Unis. Le pays a certes pu évoluer économiquement mais la corruption généralisée et le comportement de la famille Marcos aboutit à son renversement en février 1984. Des guérillas communistes et indépendantistes ont longtemps perduré, poussant l’État à une militarisation de certaines régions insulaires. Lire la suite

e-Recensions

Vincent Groizeleau (dir.) : Mer et Marine - Forces navales et aéromaritimes françaises 2019-2020  ; Le Télégramme, 2020 ; 128 pages.

Le journal en ligne Mer et Marine, traitant au quotidien de l’actualité maritime sur son site (http://www.meretmarine.com), nous propose ici un hors-série exceptionnel sur l’ensemble des flottes navales et aéromaritimes mises en œuvre par la France et ses différentes administrations. Cet annuaire fait un point exhaustif de tout ce qui flotte et vole au service de la France, et le résultat est impressionnant avec ce recensement couvrant tout l’éventail. Le document permet ainsi de voir, outre l’importance majeure de la Marine nationale, le reste du dispositif qui concourt ainsi à l’action de l’État en mer. C’est également une mise en perspective avec les projets en cours et à venir à l’horizon 2030-2040. Lire la suite

Jérôme Pellistrandi

Les cahiers de la RDN

Les Repères de la RDN

Lettre mensuelle d'informations tirées de sources ouvertes, réservée aux membres cotisants du CEDN

Repères

 

Février 2020
n° 827

Pierre Hassner

Actualités

28-02-2020

Au moins 33 soldats turcs ont été tués par le régime de Bachar el-Assad jeudi, selon Ankara, lors d’attaques aériennes dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Les événements font craindre le pire à la communauté internationale, alors que l’Otan s’est réunie en urgence vendredi à la demande la Turquie.

En représailles, Ankara a affirmé que l’armée a bombardé des positions du régime syrien. Par ailleurs, après la réunion d’un Conseil de sécurité extraordinaire, la Turquie a annoncé vendredi qu’elle ne retiendrait plus sur son territoire les migrants souhaitant rejoindre l’Europe.

La Turquie n’a pas mis en cause la Russie, principal soutien du régime de Damas, mais alliée d’Ankara dans d’autres dossiers stratégiques (notamment les revendications énergétiques en Méditerranée). De son côté, Moscou affirme que les militaires turcs se trouvaient parmi des combattants terroristes au moment où l’armée syrienne a ouvert le feu. Ils n’auraient donné aucune indication sur leur présence aux autorités syriennes.

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont entretenus au téléphone vendredi. Auparavant, des représentants turcs et russes se sont rencontrés cette semaine pour tenter de trouver une solution à des affrontements, sans succès. L’appel de l’ONU à un « cessez-le-feu » n’a eu aucun effet.

La réunion en urgence de l’Otan, vendredi, s’est pour sa part soldée par une condamnation de l’attaque. « Il y a un risque de glissement vers une confrontation militaire internationale ouverte majeure », a pour sa part indiqué Josep Borrell, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Idlib centralise les inquiétudes de la communauté internationale depuis plusieurs semaines après que les troupes de Bachar el-Assad et de son allié russe ont décidé de mener des frappes aériennes dans cette région tenue par des rebelles au régime (aidés par la Turquie) et des djihadistes. Une crise humanitaire majeure s’y joue. Plus d’un demi-million de personnes ont été déplacées depuis le 1er décembre, d’après les chiffres transmis début février par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

Photo : Dorian Jones

27-02-2020

Découvrez l'éditorial et le sommaire du numéro de mars 2020 en cliquant ici.
Disponible à partir du 3 mars

PRÉCOMMANDE

26-02-2020

Dans le cadre de la thématique « Menaces, résilience et mobilisation » retenue par le Commandement Terre pour le Territoire national (COM TN) pour l’année 2020, une 1re conférence sera donnée le 31 mars à 18h00 à l’Amphi des Vallières (École militaire). En première partie, M. Jérôme Fourquet, analyste politique, expert en géographie électorale et directeur du département « Opinion » à l’Ifop, présentera son livre L’archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, qui vient d'obtenir le prix du livre politique 2019 décerné par l'Assemblée nationale. En seconde partie, M. Grégoire Dore, commissaire principal, directeur-adjoint du Centre de veille de la Police nationale, apportera son témoignage sur les forces opposées de la société face aux doctrines de la Police.

17-02-2020

Le sergent-chef Morgan Henry, du 54e régiment de transmissions de Haguenau, a été découvert mort, dimanche, dans son campement au Burkina Faso. Les circonstances de son décès ne sont, pour l’heure, pas connues, a annoncé le ministère des Armées.

Le militaire de 28 ans participait à l’opération Barkhane au Burkina Faso depuis novembre 2019. Il s’était engagé en octobre 2012 à l’École nationale des sous-officiers de Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Nommé sergent quelques mois plus tard, il avait démontré « rapidement des capacités militaires et techniques indéniables » le plaçant parmi les meilleurs, a indiqué le chef d’état-major de l’Armée de terre sur Twitter.

Après avoir pris part une première fois à l’opération Barkhane au Mali (de mai à septembre 2016), Morgan Henry avait participé un an plus tard à l’opération Chammal, en Irak. « Son action lui [avait valu] d’ailleurs une citation comportant l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze ». Celui qui avait été nommé sergent-chef en octobre 2017 était retourné deux autres fois combattre en Irak (novembre 2017–mars 2018 et décembre 2018–mars 2019), où il avait obtenu une nouvelle citation avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile d’argent.

Une enquête de la prévôté a été ouverte pour connaître les circonstances de la mort du soldat français.

Photo : ministère des Armées

13-02-2020

Le Bundestag a voté mercredi en faveur du financement (77 millions d’euros) du premier projet de développement de l’avion de combat franco-allemand. Il s’agit d’une étape essentielle pour le Système de combat aérien du futur (SCAF).

En cas de rejet, l’avenir du grand projet – auquel s’est jointe l’Espagne – apparaissait compromis. Le chasseur NGF (New Generation Fighter) représente en effet la pièce maîtresse du système qui sera composé également de drones et de missiles. Le nouvel appareil, sur lequel travaillent Airbus et Dassault Aviation, doit remplacer le Rafale et l’Eurofighter à partir de 2040. Le vol premier prototype est pour sa part prévu en 2026.

Ainsi, Paris respire mieux. « Les voyants sont au vert pour développer un prototype d’avion de combat », s’est réjouie la ministre des Armées, Florence Parly, sur Twitter.

Symbole de la collaboration franco-allemande en matière de défense, le SCAF a aussi été l’objet de tensions entre les deux pays. Les Allemands craignant que les Français se montrent trop dominateurs tout au long d’un processus où Paris a le leadership industriel. Dans ce rapport de forces, Berlin entend qu’un autre grand projet collaboratif de défense, cette fois principalement géré par les Allemands, le char MGCS (Main Ground Combat System), avance au même rythme. Toutefois, des dissensions internes entre industriels allemands posent pour l’instant problème.

Texte : Antoine Aubert
Photo : Philippe Wodka-Gallien

13-02-2020

Cette semaine, la DGA a notifié la location de quatre H160 neufs auprès du groupe composé d’Airbus Helicopters (constructeur), Babcock (premier client depuis mars 2018 et opérateur) et Safran (motoriste avec ses turbines Arrano). Les appareils seront utilisés par la Marine nationale pour effectuer des missions de sauvetage en mer (SAR) depuis Lanvéoc-Poulmic (Finistère) et Cherbourg (Manche), actuellement assurées par les NH90 Caïman (dont 21 appareils ont été livrés fin 2019 et 27 autre sont attendus d’ici la fin 2021). Ceux-ci seront recentrés sur leurs missions principales de combat.

Ce contrat de location prévoit la mise en place des quatre appareils à partir de 2022 pour une durée de 10 ans. Les quatre H160 feront partie d’une flotte intérimaire, composée également de 12 Dauphin N 3, qui permettra de faire la transition entre le retrait de l’Alouette III (prévu dans les prochains mois) et en attendant le Guépard (nom donné au H160M).

C’est une première pour nos armées que de louer un appareil nouveau, dans sa version civile modifiée, plusieurs années avant son acquisition. Cela permettra également aux marins un apprentissage accéléré autour du H160 en vue de l’introduction de sa version militaire, le Guépard, notamment autour du Maintien en condition opérationnelle (MCO), un enjeu majeur pour la disponibilité opérationnelle. Ces quatre H160 mis en place et soutenus par Babcock vont ainsi recevoir des équipements adaptés aux missions SAR comme des treuils pour l’hélitreuillage.

L’innovation n’est donc pas que technologique, elle est aussi dans des procédures d’acquisition nouvelles permettant de combler des lacunes capacitaires identifiées depuis plusieurs années.

Le H160 a effectué son premier vol en juin 2015 et va constituer pour les décennies à venir le segment médium des hélicoptères produits par Airbus Helicopters, mettant en œuvre de très nombreuses innovations. L’année 2020 va marquer son entrée en service auprès d’opérateurs notamment dans le secteur de l’offshore. La certification du H160 est attendue très prochainement.

Le ministère des Armées a choisi dès 2017 le Guépard pour son programme HIL (Hélicoptère Interarmées Léger) visant à remplacer plusieurs flottes vieillissantes allant des Alouette III de la Marine aux Puma de l’ALAT. Le contrat HIL doit être notifié en 2021 pour un début de livraison dès 2026, alors que 2028 avait été initialement retenue.

La cible prévoit 169 Guépard – répartis en 80 appareils pour l’ALAT, 49 pour la Marine et 40 pour l’Armée de l’air. La militarisation du H160 a été actée par un contrat de prédéveloppement notifié le 30 décembre dernier par la DGA. L’appareil dans ses versions militaires mettra en œuvre différents armements et pourra être ravitaillé en vol.

Texte : Jérôme Pellistrandi
Photo : Berg2/Wikipédia

10-02-2020

À l’occasion du retour à Brest d’un joyau du patrimoine national, le canot de Napoléon Bonaparte à Brest, notre équipe s’est rendue aux Ateliers des Capucins et au Musée national de la Marine (MnM). En présence du Commissaire général de la Marine et Directeur du musée national de la Marine Vincent Campredon, du maire François Cuillandre, et de l’administrateur du MnM Monsieur Besselièvre, nous avons assisté au grutage du canot sur son nouveau lieu de résidence, aux Ateliers des Capucins, pôle économique et culturel ouvert depuis trois ans. Sa restauration, accessible au public, sera terminée à l’occasion des Fêtes maritimes internationales de Brest (10-16 juillet 2020).

Le Directeur du musée national de la Marine, Vincent Campredon (gauche), et le maire de Brest, François Cuillandre.

L’événement nous permet de revenir sur l’histoire de ce canot, résultat d’une véritable prouesse de construction qui a duré seulement 21 jours. Le canot a servi à Napoléon 1er pour une visite de son arsenal à Anvers en 1810. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le navire a résidé à Brest. Sauvé des bombardements par les Allemands qui l’ont transféré au Trocadéro dès 1943, puis, une fois une brèche faite, au Musée de la Marine (dans le Palais Chaillot) en 1945.

Le canot, longtemps endormi, s’est offert une deuxième jeunesse depuis les travaux de réhabilitation du musée parisien commencés en 2018. Par mesure de précaution et pour le réadapter au mieux à son nouvel environnement, il a été placé dans un caisson protecteur pendant 16 mois pour enfin arriver à son emplacement brestois.

Le canot donne à Brest une nouvelle vitrine touristique et historique, permettant à la population d’accéder à une frange de l’histoire de la Marine militaire.

Néanmoins, les marine marchande, civile et sportive sont aussi au rendez-vous grâce au Musée national de la Marine, riche de plus de 35 000 objets. Le MnM accueille actuellement une exposition temporaire consacrée au Trophée Jules-Verne. Cette course mythique, inspirée du célèbre périple de Phileas Fogg, consiste à traverser le monde d’est en ouest en moins de 80 jours. En 27 ans d’existence, seules neuf expéditions sur 27 tentatives sont parvenues à relever le défi. En 2017, Francis Joyon et son équipage ont établi un nouveau record (40 jours 23 heures, 30 minutes et 30 secondes).

Le musée vous accueille donc au château de Brest, véritable site incontournable de la Bretagne, à travers ses expositions historiques retraçant l’histoire des arsenaux navals, des bagnes et même de la guerre d’Indépendance américaine. Combiné avec un événementiel ludique et adapté facilitant l’accessibilité aux plus jeunes, le musée-château conviendra à un très large public et est idéal pour toutes sorties en famille.

Texte et photos : Marie-Hélène Mounet

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