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Juin 2018 - n° 811

L’Empire du Milieu au cœur du monde

« Le plus grand conquérant est celui qui sait vaincre sans bataille »

Lao Tseu

À l’heure où la communauté internationale s’interroge sur la réalité du réchauffement diplomatique entre la Corée du Nord de Kim Jong-un et les États-Unis de Donald Trump, la RDN publie pour la cinquième année consécutive les travaux de la Chaire Grands Enjeux stratégiques de l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne consacrée cette fois-ci à la Chine et à l’affirmation de sa puissance économique, militaire et donc géopolitique. Lire la suite

p. 1-1

L’Empire du Milieu au cœur du monde

La Chine a atteint ses objectifs géopolitiques avec une grande habileté, sachant jouer sur tous les champs, lui permettant de progresser et d’imposer son point de vue. Pékin sait utiliser les faiblesses des uns et des autres en s’inscrivant dans la durée, rivalisant désormais avec les États-Unis. Lire les premières lignes

p. 9-17

Pékin s’est doté d’une stratégie d’influence pour affirmer sa puissance et relever les défis politiques, géostratégiques, économiques et sociaux. Face au risque réel d’un affrontement entre la Chine et les États-Unis, l’Europe se doit d’être plus proactive et proposer une nouvelle gouvernance des relations internationales. Lire les premières lignes

p. 18-26

La Chine investit massivement dans son industrie de défense avec des ambitions ouvertement affichées. L’innovation est désormais un objectif majeur avec déjà des performances trop sous-estimées. Les exportations d’armement démontrent que Pékin est devenu un concurrent de premier rang. Lire les premières lignes

p. 27-33

Le projet OBOR (One Belt, One Road) implique la Russie qui souhaite être partie prenante dans les grandes réalisations prévues. Moscou s’efforce de nouer des liens économiques plus conséquents ave Pékin, même si dans la réalité les objectifs politiques et stratégiques ne coïncident pas malgré les déclarations officielles. Lire les premières lignes

p. 34-38

La Chine a repris sa place sur la scène internationale après des années d’effort visant à développer son économie. Pékin revendique désormais de participer aux affaires d’un monde multipolaire en proposant un nouveau type de leadership qui serait « facilitateur », donc mieux adapté que l’influence américaine jugée unilatérale. Lire les premières lignes

p. 39-54

Face à Washington et une administration Trump agressive, Pékin et Moscou ont des intérêts communs convergents. La coopération entre les deux pays progresse et conforte, à défaut d’alliance, des points de vue similaires sur un monde multipolaire où l’Occident doit comprendre qu’il n’est plus en position de force. Lire les premières lignes

p. 55-61

Le projet des routes de la soie s’inscrit dans une stratégie chinoise globale clairement assurée de retour à la puissance. D’où les ambiguïtés sur les finalités et les modalités d’un tel programme visant à consolider d’abord et quasi exclusivement les intérêts de Pékin. Lire les premières lignes

p. 62-69

Il est essentiel pour comprendre la Chine d’aujourd’hui de relire l’histoire de ce pays et de la vision qu’il a eue de sa place dans le monde. Cette approche soulève ainsi les ambiguïtés actuelles des positions de Pékin, sans oublier la complexité de la relation avec l’Inde, trop souvent négligée dans l’étude des relations internationales. Lire les premières lignes

p. 70-78

Le concept d’Indo-Pacifique est en train de se substituer à la notion d’Asie-Pacifique. Cette évolution n’est pas que sémantique et correspond à une approche stratégique moins sino-centrée et prenant mieux en compte les réalités d’une région multipolaire et hétérogène. Lire les premières lignes

p. 79-87

Avec une Administration Trump plutôt brouillonne et imprévisible, la Corée du Nord poursuit sur sa voie visant à être admise comme puissance nucléaire. Les récents rapprochements sont une source d’optimisme mais pourraient être remis en cause si le régime de Kim est déstabilisé. Lire les premières lignes

p. 88-94

Avec une Administration Trump plutôt brouillonne et imprévisible, la Corée du Nord poursuit sur sa voie visant à être admise comme puissance nucléaire. Les récents rapprochements sont une source d’optimisme mais pourraient être remis en cause si le régime de Kim est déstabilisé. Lire les premières lignes

p. 95-103

La Chine s’est engagée dans une militarisation de sa puissance afin de pouvoir exercer un véritable leadership. Sous l’impulsion de Xi Jinping, l’État chinois a accéléré sa mutation pour devenir techno-sécuritaire, basée sur une économie duale civilo-militaire plus intégrée, capable de rivaliser avec les États-Unis. Lire les premières lignes

p. 104-110

La stratégie chinoise mise en œuvre avec l’initiative de la route de la soie constitue certes une opportunité économique intéressante mais aussi un défi géopolitique en permettant à Pékin d’étendre son influence. La France doit rester vigilante et préserver ses intérêts dans cette région. Lire les premières lignes

p. 111-115

La défense antimissile connaît depuis quelques années un essor important, en étant présentée comme la panacée par rapport à la dissuasion nucléaire. Il faut garder raison en considérant les aspects techniques – taux d’interception encore faible – et les objectifs politiques qui de fait priment. Lire les premières lignes

p. 117-126

Contrepoint

Les progrès de l’Intelligence artificielle (IA) pourraient avoir un impact sur le soldat avec la recherche de nouvelles performances. Ce type d’évolution est désormais possible avec une confrontation éthique probable entre des approches techniques et financières, et une autre humaniste. D’où la nécessité d’une vigilance face aux risques de dérapage. Lire les premières lignes

p. 129-132

Repères - Opinions

Héritier d’une histoire plus que centenaire, la branche Défense du groupe Volvo prend désormais l’appellation d’ARQUUS. L’objectif pour l’industriel français est de conforter sa position dans les véhicules blindés à roue et ainsi accroître ses parts de marché en s’appuyant sur sa capacité à innover. Lire les premières lignes

p. 133-136

Approches régionales

Il serait dans l’intérêt de tous de revenir à de meilleures relations avec l’Iran qui dispose d’un potentiel largement sous-exploité. La France, en rééquilibrant sa position dans la région, a des atouts à faire valoir et qui bénéficierait à stabiliser cette partie du monde où les rivalités sont excessives et au final vaines. Lire les premières lignes

p. 137-141

La mise en œuvre d’OBOR (One Belt, One Road) peut buter sur de nombreuses difficultés dont les rivalités géopolitiques en Asie centrale. La question est également de savoir si l’Europe est favorable à un tel projet qui répond d’abord aux intérêts chinois. Lire les premières lignes

p. 142-148

Approches historiques

René Fonck a été l’As des as de la Grande Guerre. D’un tempérament réservé et ayant soutenu le Maréchal Pétain à Vichy, il n’a pas bénéficié de la notoriété qu’ont connue d’autres héros de la Der des Ders. Pourtant l’ostracisation dont il a été victime mériterait d’être révisée. Lire les premières lignes

p. 149-154

Chronique

Dans le système diplomatique mis en place par Bismarck après l’unité allemande, l’Italie occupait une place de choix, puisque son ralliement à la Triple Alliance, la Triplice, contribuait grandement à l’isolement de la France : en cas de guerre, elle entravait gravement la liberté d’action de la flotte française en Méditerranée et, en outre, elle menaçait directement les lignes de communication maritimes entre la métropole et l’Afrique du Nord. C’est la présence étonnamment longue au Palais Farnèse d’un ambassadeur de France d’une compétence et d’une personnalité hors du commun, Camille Barrère, dans les premières années du XXe siècle, qui va détacher l’Italie de la Triplice. Si bien que, lors de la déclaration de guerre de l’Allemagne et de l’Autriche aux puissances de l’Entente, l’Italie avait proclamé sa neutralité, le jour même. Lire les premières lignes

p. 155-157

Recensions

Juliette Morillot et Dorian Malovic : Le monde selon Kim Jong-un – Guerre ou paix ?  ; Éditions Robert Laffont, 2018 ; 265 pages - Jérôme Pellistrandi

La Corée du Nord est au cœur de l’actualité stratégique depuis plusieurs années, voire des décennies. La dynastie des Kim a su surmonter, depuis l’armistice de 1953 les épreuves et les différentes sanctions pour affermir son régime, avec l’accomplissement que représente désormais l’accès à l’arme nucléaire et qui garantit la pérennité du système. Lire la suite

p. 159-160

Oliver Stone : Conversations avec Poutine  ; (traduction d’Aurélien Blanchard) Albin Michel, 2017 ; 430 pages - Serge Gadal

De juillet 2015 à février 2017, le réalisateur américain Oliver Stone (Platoon, JFK, Wall Street) réalisa une série de douze entretiens filmés avec Vladimir Poutine. Ces entretiens ont donné naissance à une série documentaire en quatre épisodes, diffusée en juin dernier (sur France 3 pour les francophones). Les rushes de ces cinquante heures d’entretien, viennent d’être publiés sous le titre Conversations avec Poutine. Ce livre est un document d’importance historique, non pas parce qu’il recèlerait des révélations sensationnelles mais simplement parce qu’il nous donne les principales orientations suivies par la politique russe depuis l’an 2000, tout en nous révélant certains freins de nature psychologique qui vont à l’encontre d’une véritable politique de puissance. Lire la suite

p. 160-163

Marc Dupont : Roger Faulques - L’homme aux mille vies (1924-2011)  ; Indo Éditions, 2017 ; 224 pages - Pierre Brière

« Un homme d’explosions brusques et de feu [aux] yeux gris et perçants », ainsi le décrit le commandant Hélie Denoix de Saint Marc qui le considère comme un des « deux capitaines [qui] ont eu une importance capitale dans ma vie […] C’était un solitaire. Il affrontait le destin de manière rageuse et désenchantée, sans céder un pouce sur la fierté, son moteur le plus sûr. » Lire la suite

p. 163-166

Christian Buchet : La Grande histoire vue de la mer  ; Cherche Midi, 2017 ; 207 pages - Lars Wedin

Christian Buchet est vice-doyen de la faculté des lettres de l’Institut catholique de Paris et membre de l’Académie de marine. Il a surtout été le directeur scientifique du projet Océanides. Ce projet a rassemblé 260 chercheurs de 40 pays pendant cinq ans afin d’écrire une histoire mondiale maritime couvrante les derniers 5 000 ans. Ce projet a entraîné la parution de quatre grands volumes : The Sea in History/La mer dans l’histoire (Boydell & Brewer). Chaque volume traite une période : l’Antiquité, le Moyen-Âge, l’histoire moderne ainsi que l’histoire contemporaine. Lire la suite

p. 166-167

Nicolas Bouzou : Le Travail est l’avenir de l’homme  ; Éditions de l’observatoire, 2017 ; 207 pages - Thibault Lavernhe

Après son essai L’innovation sauvera le monde paru en 2016, l’essayiste spécialisé dans l’économie, Nicolas Bouzou, poursuit sa réflexion prospective en se penchant sur le travail. Vaste sujet ! Dans un contexte où l’innovation technologique galopante engendre des mutations d’une ampleur potentiellement supérieure Lire la suite

p. 167-168

Revue Défense Nationale - Juin 2018 - n° 811

L’Empire du Milieu au cœur du monde

The Middle Empire at the Centre of the World

China has achieved its geopolitical aims with great dexterity: through skilful manoeuvring at all levels it has advanced its position and objectives, now clearly understood. Beijing knows perfectly well how to play on each actor’s weaknesses and to act for the long term, and has become a rival to the United States.

Beijing has adopted a strategy of influence to assert its power and meet political, geostrategic, economic and social challenges. Given the real risk of a confrontation between China and the United States, Europe needs to be more proactive to propose a new way of governing international relations.

China is investing massively in its defence industry and has made its intentions quite clear. Innovation is now a major objective: performance to date has been way underestimated, for arms exports demonstrate that Beijing has become a top-rank competitor.

Russia is seeking to take part in the grand plan of the Belt and Road Initiative. Moscow is making efforts to establish deeper economic links with Beijing though despite official declarations their political and strategic objectives are in reality somewhat different.

China has returned to the international scene after years of effort expended on developing its economy. Beijing now wishes to take part in the business of a multipolar world by offering a new style of leadership said to be facilitatory, better adapted, it claims, than American influence, which it considers unilateral.

Faced by Washington and the aggressive Trump administration, Beijing and Moscow have converging common interests. Cooperation between the two countries is progressing and, in the absence of an alliance, is reinforcing similar points of view about a multipolar world in which the West has to learn that it is no longer in a position of strength.

The Silk Route initiative is part of a very clear overall Chinese strategy towards a return to power. From this stems much ambiguity over the ends and means of a programme aimed almost exclusively at consolidating Beijing’s interests.

To understand today’s China it is essential to look again at the history of the country and at its vision of its place in the world. In doing so one sees the current ambiguities of Beijing’s positions. The complexity of the relationship with India, too often neglected in studies of international relations, should not be forgotten.

The concept of Indo-Pacific is starting to replace the notion of Asia-Pacific. This change is more than simply semantic, and corresponds to a strategic approach that is less centred on China and which takes more into account the realities of a multipolar and heterogeneous region.

China is maintaining an ambivalent relationship with the international order by offering an alternative model that allows it to expand its sphere of influence through the use of soft power, yet at the same time markedly strengthening its military capability.

Against a background of a somewhat muddled and unpredictable Trump administration, North Korea is continuing its policy aimed at becoming accepted as a nuclear power. Recent rapprochements bring optimism but could be called into question, should the Kim regime be destabilised.

China is committed to militarisation of its power in order to be in a position to exercise true leadership. With Xi Jinping’s impetus, China has speeded up its transformation to become technology and security-centred, with a more integrated civil-military dual economy capable of rivalling the United States.

The Chinese strategy that has been set into action with the Belt and Road Initiative certainly offers an interesting economic opportunity, but is also a geopolitical challenge that allows Beijing to extend its influence. France needs to stay vigilant and to guard its interests in the region.

For several years, anti-missile defence has seen considerable growth, being presented as the panacea to nuclear deterrence. We need nevertheless to tread carefully by considering the technical aspects (for example, the currently low intercept rate) and political objectives, which are de facto supreme.

Counterpoint

Progress in artificial intelligence might well have an impact on the soldier in the search for new levels of performance. Such development is now possible, albeit with confrontations likely between technical, financial and humanist approaches. Hence  great caution is required, given the risk of error.

Opinions and Viewpoints

With more than a century of history behind it, the defence branch of the Volvo group has been renamed ARQUUS. The aim for the French company is to reinforce its position in wheeled armoured vehicles and so increase its market share by drawing on its innovation capability.

Regional Approaches

It would be in everyone’s interest to return to better relations with Iran, which has widely under-exploited potential. In readjusting its position in the region, France has much to offer. It would also benefit from stability in a part of the world that suffers from excessive and futile internecine strife.

Setting BRI (Belt and Road Initiative) into motion is encountering a number of difficulties, among which are the geopolitical rivalries of Central Asia. A further question is whether Europe is in favour of this project, which suits Chinese interests above all others.

Historical Approaches

René Fonck was the ace of aces in the Great War. Perhaps because of his reserved nature and his support for Marshal Pétain in Vichy he is not as well known as other heroes of the war to end all wars. It is worth having another look at this victim of ostracism.

Chronicles

Book reviews

Juliette Morillot et Dorian Malovic : Le monde selon Kim Jong-un – Guerre ou paix ?  ; Éditions Robert Laffont, 2018 ; 265 pages - Jérôme Pellistrandi

Oliver Stone : Conversations avec Poutine  ; (traduction d’Aurélien Blanchard) Albin Michel, 2017 ; 430 pages - Serge Gadal

Marc Dupont : Roger Faulques - L’homme aux mille vies (1924-2011)  ; Indo Éditions, 2017 ; 224 pages - Pierre Brière

Christian Buchet : La Grande histoire vue de la mer  ; Cherche Midi, 2017 ; 207 pages - Lars Wedin

Nicolas Bouzou : Le Travail est l’avenir de l’homme  ; Éditions de l’observatoire, 2017 ; 207 pages - Thibault Lavernhe

Revue Défense Nationale - Juin 2018 - n° 811

L’Empire du Milieu au cœur du monde

À l’heure où la communauté internationale s’interroge sur la réalité du réchauffement diplomatique entre la Corée du Nord de Kim Jong-un et les États-Unis de Donald Trump, la RDN publie pour la cinquième année consécutive les travaux de la Chaire Grands Enjeux stratégiques de l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne consacrée cette fois-ci à la Chine et à l’affirmation de sa puissance économique, militaire et donc géopolitique.

Pékin se veut désormais au cœur du Monde et affirme son influence par tous les moyens, tant dans son environnement immédiat qu’au-delà, avec une ambivalence sur les méthodes et les finalités. Les projets de nouvelles routes de la soie sont ainsi porteurs d’ambiguïté car ils répondent d’abord aux intérêts chinois, malgré des déclarations prometteuses de partenariat équilibré. Indéniablement, la Chine veut désormais assumer un statut impérial et remettre en cause les principes de gouvernance issus de la fin de la guerre froide, y compris en proposant un modèle de développement économique certes capitaliste mais a-démocratique. Cette stratégie ambitieuse, clairement assumée par Xi Jinping lors du dernier Congrès du Parti communiste chinois doit donc être analysée dans toutes ces dimensions, et c’est la richesse des approches proposées dans le dossier de ce mois qu’il faut souligner. Il est en effet indispensable de pouvoir mieux comprendre les enjeux actuels et à venir autour de la Chine, pour demain travailler de concert ou en concurrence, notamment quand les intérêts réels divergent de ceux affichés avec sourire. La lucidité est aujourd’hui plus que nécessaire pour que le rapprochement économique et politique ne se fasse pas au détriment de notre indépendance et de notre souveraineté étendue jusque dans sa dimension européenne. D’autant plus que Pékin sait jouer habilement des oppositions de point de vue entre les différentes capitales et utilise sciemment la politique du carnet de chèque pour accroître sa sphère d’influence.

À travers ce dossier, on perçoit ainsi pleinement la remise en cause des équilibres géopolitiques avec le retour des États-Nations, l’impuissance des grandes organisations internationales et la prédominance du rapport de force comme mode de régulation dans les affaires du Monde.

C’est au moment où j’écris ces lignes que disparaissait Pierre Hassner. Son apport à l’analyse des relations internationales a été essentiel, d’autant plus que son parcours lui a donné la légitimité pour refuser les totalitarismes. Le concept de « démocrature » qu’il a développé ces dernières années reflète bien cette remise en cause sous-jacente des acquis chèrement payés pour accéder à la démocratie. Les leçons de l’Histoire semblent en effet très rapidement balayées pour satisfaire tant les ego de certains dirigeants, que pour refuser le débat politique démocratique au profit d’un populisme exacerbé.

Il faut également rendre hommage à Serge Dassault, décédé le 28 mai à l’âge de 93 ans et rappeler la ténacité avec laquelle il a su développer le groupe aéronautique créé par son père, Marcel, mais aussi défendre le programme de l’avion de combat Rafale. Ce n’est pas un hasard si nos alliés – concurrents sur le plan industriel – n’ont eu de cesse de critiquer l’avion car celui-ci constitue un fleuron technologique et opérationnel majeur pour notre pays. Le Rafale et tout son environnement contribuent largement non seulement à notre défense mais aussi à préserver notre souveraineté, notre indépendance et donc notre liberté.

Jérôme Pellistrandi

Décembre 2019
n° 825

Le droit et l'usage de la force armée

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